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Domaine André-Michel Brégeon, Gorges - Muscadet Sèvre & Maine
 
 
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Le domaine :
 
C'est le grand père de Michel qui acheta les deux premiers hectares de vignes qui constituèrent le point de départ du domaine. Son fils - le père de Michel - poursuivit l'aventure, et la transmis un jour à ce dernier. C'était le 1er janvier 1975, date facile à retenir, mais quelle aventure fut lancée là. Le domaine compte alors trois hectares. Très tôt remarqué dans les concours et par Kermit Lynch, Michel a rapidement fait de  « décoller » à l'export, notamment de l'autre côté de l'Atlantique. Dès le départ, il se fixe des principes simples et probes qu'il tache de respecter au mieux : apport minimal voir nul de compost à ses vignes, traitements à doses homéopathiques, utilisation de tracteurs légers, taille stricte afin de ne jamais dépasser les 50hl/ha (il est souvent bien en dessous), enherbement des vignes afin de mettre celles-ci en compétition pour privilégier l'enracinement profond et limiter le rendements et surtout vendanges manuelles. Le but : triturer le moins possible les fruits et les amener le plus rapidement possible dans un état sain (pas de pré-oxydation car le raisin est intact) au pressoir.
 
Son secret pour faire des grands blancs de garde ? Limiter au maximum le nombre d'opérations sur la matière première et tout faire avec douceur. Donc pressurage délicat, très léger débourbage, on laisse les levures indigènes enclencher les fermentations, et c'est tout. Ensuite, élevage plus ou moins long - en fonction des cuvées et millésimes -, sachant que ça peut aller jusqu'à cinq ans, sur lies fines, en cuves verrées et enterrées. Le but : nourrir lentement et longuement les vins afin qu'ils acquièrent le plus grand potentiel de garde possible, et surtout de la complexité. Souvent austères dans leur jeunesse, les vins expriment avec l'âge une certaine forme de masculinité avec des expressions tranchantes, puissantes et fumées. Mais ils demandent surtout un effort de compréhension pour le dégustateur novice qui les goûte, car ce ne sont pas des vins « faciles ».
 
Quatorze vignerons sont inscrits dans la démarche de cru « Gorgeois » initiée au départ par André-Michel Brégeon dans les années 1990. Désireux de faire reconnaître la qualité et la typicité particulière de leur cru, les vignerons locaux établissent alors les conditions spécifiques de production et de vinification qui feront de leur cru un grand de vin de garde. Son aire géographique se situe sur la commune de Gorges et les parcelles limitrophes. Les vins du Gorgeois sont issus des terroirs assez argileux sur socle de Gabbro (roche éruptive), appelé aussi « roche verte ».
 
Aujourd’hui à la tête de sept hectares, Michel Bregeon a pris sa retraite en 2012. Le domaine a été repris par un ancien ouvrier agricole, Frédéric Tailler, après une formation sur l’exploitation. En prenant en main la destinée d’un domaine emblématique de l’appellation, et en gardant toujours à l’esprit ce qui a fait la réputation des Muscadet de Michel, nul doute que sous la conduite de ce jeune les vins seront amenés à évoluer dans les prochaines années. On suivra cela avec le plus grand intérêt…
 
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Blocs de gabbro énormes situés à la sortie du village : comme des grosses bulles de roche verte... 

Vins et terroirs :
  • Gros Plant du Pays Nantais : issu du cépage folle blanche. Élevage 100% cuve. Depuis 2012 cette appellation est reconnue en AOC/AOP.
  • Muscadet Sèvre & Maine sur Lie : issu du cépage melon de Bourgogne. Terroir mélangeant gabbro et argiles. Élevages en cuves de verre enterrées.

  • Muscadet Sèvre & Maine sur Lie « Gorgeois » : les terrains du Gorgeois sont situés de part et d’autre de la Sèvre sur des sols issus de gabbros altérés. Les vins qui en sont issus doivent bénéficier d'un élevage d'au moins 24 mois (mais c'est souvent trois ou quatre années) pour exprimer pleinement leur terroir et leur complexité. Comme sur son autre cuvée de Muscadet, Michel élève en cuves verrées enterrées.

 
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Nos dernières dégustations :
  • Muscadet Sèvre & Maine sur Lie :
Sept. 2012 : Muscadet 2010 : nez iodé, d’agrumes, exotique, mentholé avec une touche réglissée à l’aération. La bouche est grasse, fraiche, de beau volume, très bien équilibrée, gourmande avec une longue finale persistante mentholée et sur les agrumes. Nous avons rarement goûté un vin du domaine si jeune et déjà aussi bon. Très Bien
 
Avril 2012 : Muscadet 2005 : nez ouvert, de fruits jaunes mûrs, anisé, puis presque miellé et très mentholé à l’aération. La bouche est grasse, de beau volume avec une belle tension et de la gourmandise. Ce vin possède une certaine richesse et une belle persistance finale anisée. Très beau vin. Très Bien
 
Avril 2012 : Muscadet 2004 : nez mentholé, iodé, de fruits blancs, une touche poivrée dans un ensemble frais. La bouche est quelque peu perlante à l’attaque mais le gras est bien présent. L’ensemble possède de la tension, un beau volume et est encore d’une jeunesse étonnante. Longue finale anisée, gourmande et chaleureuse (étonnante pour le millésime). Très Bien
 
Déc. 2009 : Muscadet 2003 : Le nez est iodé, quelque peu beurré, mentholé avec des notes d’anis puis de pêche blanche et de menthol à l’aération. La bouche possède un peu de gaz à l’attaque mais s’équilibre très bien entre un gras conséquent et une acidité présente. Belle persistance finale sur des notes citronnées et une pointe d’amertume. Bien +
 
  • Muscadet Sèvre & Maine sur Lie « Gorgeois » :
Mars 2011 : Gorgeois 2000 : nez varié sur la coquille d’huitre, l’anis, le pralin, le mentholé. L’aération met en avant le côté anisé très agréable conjugué à une touche végétale. Très joli gras en bouche pour un vin au profil tendu, mentholé, frais avec un poil de gaz qui disparaît à l’agitation. Le vin est gourmand, salin avec une note de fenouil dans la belle et longue finale. En pleine force de l’âge. Très Bien
 
Juil. 2007 : Gorgeois 1999 : notes de pamplemousse rose, litchi, agrumes, pêche blanche. Vin assez volumineux mais encore très jeune dans l'expression, le potentiel est grand, « l'acidité mûre » très belle, mais surtout il doit vieillir ! Un gros et beau bébé. Trés Bien
 
Nov. 2010 : Gorgeois 1998 : la robe est assez évoluée d’un jaune prononcé. Le nez propose des notes miellées, d’orange amère, d’iode, d’agrumes avec un côté exotique. A l’aération c’est très mûr sur la poire et une touche d’oxydation (noix). La bouche est grasse, riche et tapisse la bouche jusque dans une finale de belle persistance. Malheureusement sur cette bouteille, un début d’oxydation se fait sentir, il serait peut-être temps de boire ce millésime. Bien +
 
Juil. 2007 : Gorgeois 1995 : on sent de suite la parenté de « style » et surtout de typicité avec le 1993 (qu'on a en fait gouté avant celui ci), mais le vin est moins causant aromatiquement parlant à l'ouverture. Par contre en bouche, la cuvée développe une sensation de plénitude et d'opulence racée, c'est complètement incrachable. Plus tard le vin évolue sur des notes pétrolées et montre son évidente richesse gustative. Encore du potentiel. Très bien +
 
Juil. 2007 : Gorgeois 1993 : passé une légère réduction, on part dans un monde de truffe blanche, de vanille bourbon, de pétrole, d'effluves minérales puissantes. Voilà de la plénitude, de l'ampleur concentrée dans un formidable goût digne des plus beaux blancs secs français du millésime. A l'évolution le vin part sur des notes de coquille d'huitre qui rappellent les grands Chablis. La salinité de la bouche est incontestable et fait littéralement fantasmer sur des accords de plat. C'est superbe !
 
 
Lors de notre visite en 2007, et alors que Michel était toujours en activité, rarement nous avions eu l'impression de rencontrer un vigneron aussi important pour une appellation et une région. C'est « quelqu'un » comme on dit, Michel Brégeon. Un gars comme lui mériterait sans doute un poste haut placé dans l'interprofession locale ou même à l'INAO, mais ça n'arrivera jamais car il est trop libre et « dérange » trop de monde. Tant mieux ou tant pis, c'est selon. La revue Le Rouge & le Blanc le comparait au personnage principal de l'Ingénu de Voltaire, pour nous il est un peu Cyrano en Pays Nantais, une sorte de héros romantique idéaliste au service du grand beau vin local. Le Gorgeois est sa Gascogne, il l'aime et le défend avec panache... Qui plus est, Michel a eu un impact vraiment important sur son village car il est à l'origine du mouvement pour la reconnaissance officielle du Cru « Gorgeois ». De tels personnages existent de moins en moins, et ne serait ce que pour cela, avoir pu les rencontrer est un privilège qu'il faut savoir apprécier.
 
 
Domaine André-Michel Brégeon
Frédéric Lailler
8, Les Gruisseaux 44190 GORGES
02 40 06 93 19
 
 
Crédit photo (et à lire aussi !) : Michel Bregeon ou l'art du muscadet
Avec la participation de Laurent Garlin

Mise à jour le Mardi 11 Juin 2013  

Le 27/06/2017 à 07h22
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