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Les vins du moment
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Coups de coeur, découvertes ponctuelles, vins d'émotion, vins rares, anciens, singuliers : voici sous forme de simples compte-rendus quelques bouteilles qui nous ont beaucoup plu !


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Alsace Pinot Gris Grand Cru SGN : Domaine René Muré « Clos Saint-Landelin Vorbourg » 1996

rene-mure-pinot-grisLe Clos Saint-Landelin est un grand cru de 12 hectares situé à l'extrémité sud du Grand Cru Vorbourg. Ce dernier se trouve au sud de l'Alsace, il est protégé par les Grand et Petit Ballon. Ses pentes abruptes, d’exposition sud, nécessitent la culture en terrasses. Le sol est argilo-calcaire avec présence de beaucoup de cailloux. Le domaine Muré est dirigé aujourd'hui par les enfants de René Muré, qui représentent la 12ème génération. Il appartient à la famille depuis 1650 et il est certifié bio.
Ce pinot gris récolté en sélection de grain noble présente un nez complexe, riche et évoquant le botrytis avec des notes de miel, caramel, figue, paille, thé, agrumes. L'ensemble est frais et superbe. La bouche, très riche en sucres, est ultra digeste, en raison d'une acidité remarquable qui apporte un côté acidulé sur la langue. L'équilibre est fantastique. Il n'y a en effet rien de pâteux dans ce vin. L'ensemble s'étire dans une longue finale salivante sur des arômes envoutants d'orange amère, de safran, de thé à la bergamote et de figue.
Quelle harmonie! Un des plus grands liquoreux que j'ai bu. Excellent
 
 
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IGT Provincia di Pavia rosso : Barbacarlo « Barbacarlo » 2010
 
Barbacarlo_pavia_rossoCru mythique s'il en est, le Barbacarlo est issu de la région de l'Oltrepo Pavese, en Lombardie, et fut en son temps un des vins préférés de Luigi Veronelli, le « Raymond Baudoin » (père fondateur de la RVF en 1927 et créateur de la critique vinique moderne en France, après-guerre) italien. Il est aujourd'hui produit par un vieux monsieur, Lino Maga, sur une parcelle éponyme mise en valeur par sa famille depuis 1886 ; parcelle que l'on peut d'ailleurs identifier en rouge sur l'étiquette du vin. Il provient de cépages de la région, présents par ailleurs également dans l'Alto Piemonte voisin : il s'agit de Bonarda (ou Uva Rara), Vespolina et Croatina. Le sol est constitué de tuf, avec une exposition sud-ouest favorisant l'ensoleillement de l'après-midi. Le travail dans les vignes est effectué de façon manuelle et biologique, sans recours à de quelconques désherbants ou autres produits issus de la chimie de synthèse. A la cave, les raisins sont foulés et fermentent dans de vieux foudres en bois. Le décuvage a lieu après environ une semaine. L'élevage est relativement court, puisque la mise en bouteilles se fait au mois d'avril qui suit la récolte, avec une part importante de gaz carbonique qui est conservée jusque dans la bouteille. Après la mise et un bouchage avec des lièges naturels de grande qualité, de forme légèrement conique pour tenir le vin sous pression, les bouteilles restent allongées quarante jours, puis sont redressées et mises en vente quatre mois plus tard. On notera enfin que toutes les informations communiquées ici sont présentes sur un petit livret cartonné adjoint à la bouteille, et fixé sur elle par un fil. Le malicieux Lino Maga clôt d'ailleurs ce leaflet par la mention suivante : « En matière d'accord, il est conseillé d'être deux, la bouteille et celui qui la boit » (sic) !
2013 n'est pas terminé, mais il est fort possible que ce vin - qui ne sera sans doute pas le plus « grand » - soit celui qui m'aura le plus surpris et finalement marqué cette année. Pour la simple et bonne raison qu'il m'a permis de toucher du doigt une catégorie que je connaissais jusqu'à ce jour mal, car ce style disparait petit à petit, sauf peut-être en Emilie-Romagne (Lambrusco) ou dans le Monferrato (sous-région du Piémont) : il s'agit des rouges frizzante. Celui de Lino Maga n'est pas issu d'une refermentation en bouteille, ce n'est donc pas du « champagne rouge », mais il ressemble à nombre de rouges transalpins d'antan, mis en bouteille rapidement, avec une forte proportion de gaz carbonique résiduel. Au nez, au delà d'une légère acescence renforcée par la présence de gaz carbonique (à peine 0.66 d'acidité volatile, ce qui n'est de loin pas aberrant pour un rouge italien), il offre de jolies senteurs mentholés et poivrées, qui évoluent également sur des fruits noirs et rouges. En bouche, passée la première surprise de l'effervescence sur l'attaque, le vin surprend par une grande délicatesse et finesse de texture, et surtout par un fruité au grand « naturel » d'expression, complètement évident et semblant couler de source. Le plaisir est énorme et le vin se laisse boire à grandes lampées, faisant oublier ses 14.5° d'alcool !
Une révélation, et la sensation de toucher du doigt une esthétique de vin tellement originale.

 
 
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Alsace Riesling Grand Cru : Domaine Dirler-Cadé « Kessler » 2008

dirler_cadeCe domaine du Haut-Rhin situé à Bergholz, et en Biodynamie depuis 15 ans, produit de nombreux vins dont des cuvées de lieux-dits et possède quatre Grands Crus dont le Kessler. Ce terroir chaud exposé Sud-est est à l'abri du vent du nord, à une altitude comprise entre 300 et 390 mètres. Il est composé d'un sol sablo-argilo-gréseux et donne des expressions riches, mûres, particulièrement avenantes en jeunesse, avec toujours un peu de sucre résiduel qui ne pénalise pas pour autant la tension appréciable des plus beaux rieslings.
Très beau nez mentholé, de fruits exotiques, d’orange. C’est intense et profond à l’aération sur le citron vert et une touche pétrolée. La bouche est salivante, très bien équilibrée, et malgré les huit grammes de sucres résiduels, le vin se goûte sec avec une grande fraîcheur et beaucoup de gourmandise. Ça ne manque pas de volume, le vin se livre sur des notes fumées avec une longue finale, à la fois ronde et salivante sur les agrumes.
Super bon et rapport qualité prix de haut niveau. Très Bien +
 
 
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Saint-Joseph : Domaine Pierre et Jérôme Coursodon « l’Olivaie » 2006
 
coursodon_olivaie_2006Les Coursodon père et fils sont à la tête d’une propriété que l’on pourrait qualifier « d’historique » dans l’appellation. En effet, situé en plein cœur du village de Mauves, le domaine a été fondé au XIXe siècle par Jean-Auguste Coursodon. Dans les années 50, sous l’impulsion d’Antonin Coursodon, la propriété fut l’une des premières du secteur à distribuer ses vins en bouteilles. Elle a également toujours œuvré pour la qualité, maintenant et valorisant la culture sur les coteaux les plus qualitatifs de l’AOC au moment de son extension dans les années 70. En 1998, Jérôme Coursodon, la cinquième génération, rejoint le domaine qui compte aujourd’hui 15 hectares en production. La gamme se compose de plusieurs cuvées de Saint-Joseph rouges et blancs, dont certaines sont des sélections parcellaires. C’est le cas de l’Olivaie, un lieu-dit situé sous la Côte-Sainte-Epine, dans la vallée du Doux à Saint-Jean de Muzols. L’exposition est sud/sud-est et les vignes reposent sur des sols d’anatexie (roches fortement métamorphisées). Le vin est élevé pendant 18 mois en fûts de chêne et demi-muids.
La robe est pourpre-noir, concentrée, avec peu de trace d’évolution. Le nez est immédiatement dégagé, puissant et concentré. Le bouquet exprime du cassis, de la cerise burlat, du poivre, de la truffe, soutenue par quelques notes d’élevages et d’épices. L’attaque est franche, fraîche, puis le vin se pose avec rondeur, intensité et profondeur. En bouche aussi, l’élevage est présent, mais jamais excessif, il enrobe le fruit sans le déborder. Les tanins sont très doux, glissants ; Ils manquent peut-être d’un peu de caractère, mais ils jouent parfaitement leur rôle, apportant au vin saveur, suavité et équilibre. Très belle fraîcheur dans une finale longue, naviguant entre arômes légèrement toastés et cacaotés et notes de fruits noirs juteuses.
Un beau Saint-Joseph, de très belle tenue, qui parait encore bien jeune mais que l’on peu apprécier dès aujourd’hui pour son équilibre.
 
 
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Côtes de Bourg : Roc de Cambes 1996
 
roc_de_cambes_1996Ce domaine de dix hectares des Côtes de Bourg doit sans doute sa célébrité au fait qu’il soit la propriété de François Mitjaville, vigneron du célèbre Tertre Roteboeuf. Il fût racheté à la fin des années 80, alors qu’il se trouvait en mauvais état. De lourds investissements furent nécessaires pour en faire l’une des locomotives de l’appellation Côtes de Bourg. François Mitjaville est aussi connu pour se démarquer des process communément pratiqués dans la région. Outre la conduite de la vigne (taille basse, rendements faibles, etc.), la vendange est en générale relativement tardive, lorsque les raisins ont atteint une complète - voire haute - maturité. Qui plus est, le vignoble est idéalement situé sur la première ligne de côte du Bourgeais. Au chai, les extractions sont douces et les macérations longues. L’élevage se déroule pour moitié en fûts neufs et l’autre moitié en fûts d’un vin. L’assemblage final fait la part belle au merlot à hauteur de 65%, complété par du cabernet sauvignon (25%) et du cabernet franc (10%). A noter la production d’un second vin, le domaine de Cambes, réalisé avec les vignes situées en bas de côte.
A l’ouverture, le premier nez est marqué de quelques notes boisées « résiduelles », mais celles-ci vont rapidement s’estomper pour laisser place à des arômes de beau bordeaux évolué ; ainsi la trame aromatique va développer des parfums de feuille de tabac, de cuir, de boite à cigare, de truffe et poivrons rouges grillés. Ce qui frappe le plus en bouche, c’est le volume de ce vin : la matière est parfaitement mûre, grasse et les tanins sont soyeux, veloutés et glissants. L’acidité, bien intégrée, rehausse le vin, lui conférant ainsi du relief et une grande allonge aromatique et gourmande. La finale s’impose sur des notes de tabac et poivron rouge, sans jamais verser vers le végétal.
Bu à l’aveugle, des appellations plus prestigieuses (Saint-Emilion, Pomerol, etc.) - voire beaucoup plus méridionales - furent évoquées. Et non, il ne s’agit que d’un « simple » Côtes de Bourg né entre les mains d’un « grand » vigneron. Très belle bouteille !
 
 
 
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Châteauneuf-du-Pape : Les Cailloux - André Brunel 1998

brunel_les_caillouxCe discret domaine, à juste titre célébré par les amateurs les plus pointus, compte près de 18 hectares et doit son nom à l’une des douze parcelles qui le composent, celle de Farguerol au sol recouvert de galets roulés. Les autres parcelles sont situées sur des sables ocres, des argiles blanches et grises, des terres rouges et des graviers. Sur les 16 hectares qui produisent du vin rouge, 65% sont plantées en grenache, 20% en mourvèdre, 12% en syrah et 3% avec les autres cépages de l'appellation. Les raisins sont vendangés très mûrs, éraflés à 70% puis foulés à 50%. La cuvaison dure trois à quatre semaines. Une fois les fermentations alcooliques et malolactiques terminées, le vin est débarrassé de ses grosses lies, puis élevé sur lies fines : la majeure partie passe en cuves émaillées, le reste en fûts de chêne (un tiers neufs, un tiers d’un vin et le reste de deux vins). L’élevage dure de seize à vingt mois, puis les différentes cuvées sont assemblées et deux mois plus tard le vin est mis en bouteilles.
Issu d'un grand millésime, ce Châteauneuf nous a éblouis par sa classe, se hissant quasiment au niveau d'un Rayas 2000 bu la veille de sa dégustation. Dès le premier coup de nez, on devine le grand rouge : fruits rouges confits, rose séchée, abricot, encens, coing, suie, laurier... la complexité est au rendez-vous et la race indéniable. On peut également se féliciter de la précision de ce bouquet, qui plus est pour un vin de quatorze années, sans doute due à une vinification parfaitement maitrisée. La bouche prolonge parfaitement le plaisir et laisse apparaître des tanins superbement savoureux, à la fois fermes mais déliés, donnant au corps de ce vin une forme fuselée très stylée. La finale, fondante, se prolonge dans une explosion de parfums nobles, durant de longues secondes.
Un grand vin, évident, et un plaidoyer pour le style classique quand il est aussi maîtrisé et propre. La bouteille a fait l'unanimité et fut pleinement appréciée à table.
 
 
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Châteauneuf-du-Pape : Château Rayas 1978
 
rayas_1978Au décès de son père, un ami d'enfance m'avait sollicité pour l'aider à inventorier la cave de celui-ci ; cave d'amateur s'il en est, parfaitement adaptée à la conservation de nobles flacons. J'ai alors pu prendre connaissance des trésors qu'elle recelait et le conseiller sur les dates de consommations, l'engageant même à se débarrasser de certains et à en conserver précieusement d'autres. Je n'avais dès lors pas manqué de lui préciser les vins qui m'interpellaient, soit par curiosité, soit par envie au regard de leur réputation. Voilà ce qui fut à l'origine du grand plaisir qu'il m'a permis de vivre en partageant avec moi et deux autres amis, le mythe pour tout amateur de vin que représente une bouteille de Rayas 1978. Une bouteille acquise par son père directement au domaine en son temps, alors même que de nombreux faux de ce millésime mythique se sont écoulés sur le marché gris. La bouteille a été ouverte et épaulée le midi pour le repas du soir. Le flacon était de bon niveau dans le goulot (entre 2 et 4 cm).
Le nez est encore quelque peu réduit lorsque j’hume le premier verre, mon ami m'indiquant qu'à l'ouverture la bouteille lui semblait même presque imbuvable. Je lui demande alors en urgence de la carafer pour les verres suivants. Le nez laisse toutefois vite apparaître des arômes sudistes d'herbes aromatiques (thym), de tabac, de bois exotique, de feuilles mortes. C'est seulement un demi-verre précieusement conservé pendant une demi-heure qui permettra à ce nez de devenir immense sur la menthe, la marmelade d'abricot, l'orange sanguine. La bouche est d'une densité encore incroyable de jeunesse, elle est même puissante et digne d'un vin de quinze ans d'âge. Sa fougue est largement modérée par une suavité et un équilibre magistral, un volume immense dont les saveurs laissent leur empreinte. Les épices douces du milieu de bouche demeurent jusque dans la finale de longueur superlative, rarement perçue à ce niveau dans mon expérience, avec une sensation globale de sapidité, de digestibilité et de fraîcheur. Fond de verre superbe sur l'orange sanguine et les épices orientales.
Grand et à la hauteur du mythe. Inoubliable.
 
 
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Languedoc : Domaine du Pas de l’Escalette « Petits Pas » 2010
 
pas_escalette_petits_pasAvant la création de l’A75, reliant Clermont Ferrand à Montpellier via le massif central, le Col du Pas de l’Escalette était bien connu des automobilistes pour marquer le début d’une longue descente vers les plaines du Languedoc. Le domaine qui porte aujourd’hui le même nom que ce col est situé un peu plus bas dans la descente, à Pégairolles de l’Escalette exactement ; Pégairolles signifiant « pierres qui roulent ». Ca donne le ton… Julien Zernott et sa compagne Delphine Rousseau se sont installés ici au début des années 2000. Originaires du Val de Loire, ils étaient à la recherche d’un joli terroir à la fois frais et ensoleillé. Ce secteur des terrasses du Larzac conjugue parfaitement ces éléments : le soleil méditerranéen apporte ce qu’il faut de maturité ; l’altitude et la position géographique des vignes, adossées au massif cévenol, bénéficient des pluies nécessaires à la recharge hydrique des sols ; et enfin les vents qui s’engouffrent fréquemment dans ce couloir permettent de conserver un parfait état sanitaire du vignoble. L’intégralité du domaine est d’ailleurs conduite en agriculture biologique. Nous avions goûté toute la gamme des 2010 lors du salon Vinisud en début d’année ; celle-ci se présentait avec un très bon niveau d’ensemble, correspondant parfaitement aux attentes de ce superbe millésime languedocien. Regoûté à table, ce « Petits Pas » est la première cuvée de rouges du domaine, à dominante de grenache et carignan. L’élevage se fait en grand foudre tronconique.
La robe est pourpre violine, intense, relativement sombre. Un tout petit peu réduit à l’ouverture, avec des notes de cassis, le nez va se développer à l’air, exprimant de généreux arômes de fruits rouges agrémentés par de surprenantes notes mentholées/poivrées et de cerise évoquant presque l’aromatique d’un gamay sur granit. La bouche est à l’avenant, fraîche à souhait, d’un équilibre aérien avec des tanins à la fois fins et savoureux, droits et juteux. L’ensemble est un véritable ravissement gustatif, tant le vin fait preuve d’une chair et d’une tenue exemplaire. Belle finale séveuse, intensément fruitée et friande.
Encore une belle réussite pour un domaine qui compte de plus en plus parmi les incontournables de la région.
 
 
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Graves : Château la Mission Haut Brion 1966

mission_haut_brionAu XVIe siècle, la famille de Rostaing puis la famille de Lestonnac se succèdent sur les terres du vignoble de la Mission Haut-Brion. Un siècle plus tard, leurs héritiers lèguent le domaine aux frères Lazaristes ou « Congrégation de la Mission ». Les Frères, qui sont en charge du vignoble jusqu’à la révolution, contribuent grandement à développer la qualité et à asseoir la renommée du vin, couramment servi aux tables de l’Archevêque de Bordeaux et du Duc de Richelieu. La révolution met un terme à cet âge d’or. De la fin XVIIIe au début du XXe siècle, La Mission passe aux mains de cinq propriétaires. En 1919, la famille Woltner acquiert La Mission. Puis enfin en 1983, c'est la famille Dillon, déjà propriétaire du Château Haut-Brion voisin, qui rachète la propriété. En 2008, le Prince Robert de Luxembourg, devient Président du Domaine, dont Jean-Philippe Delmas assure aujourd'hui la direction. Le vignoble de la propriété s’étend sur 26,6 hectares plantés en merlot (45%), cabernet sauvignon (45%) et cabernet franc (10%). Le château partage avec Haut-Brion la grande terrasse de graves éponyme, enserrée par les ruisseaux du Peugue et du Serpent. Le sous-sol est de nature argilo-sableuse. La vendange est manuelle avec tri sur remorques. Les vins sont ensuite vinifiés en cuves inox de 180 hectolitres thermorégulées, puis élevés en barriques (neuves à 80 %) pendant 18 à 22 mois. (Source : le figaro.fr)
Quand j'ai découvert ce vin à l'aveugle, que ce soit à la couleur, au bouquet ou au palais, il m'a été littéralement impossible de deviner son âge. Tout au plus, je lui aurais donné vingt ans ; et encore... Ici, et comme sur de rares grands vieux bordeaux que j'ai eu la chance de boire, la première chose sidérante est leur capacité hors du commun à traverser le temps, avec des rides très lentes à venir. Le nez est grandement complexe, naviguant entre des nuances de tabac, de fumé, d'épices, de cendre froide, de liqueur de fruits et une très légère touche de sous bois. En bouche, a contrario de nombre de bordeaux contemporains « remplis mais creux », celui-ci frappe par sa densité, son épaisseur, la maturité, le moelleux des tanins et le confort de bouche qui en émane. Franchement, il m’a d’abord évoqué de grands bourgognes de millésimes chauds ou des Châteauneuf matures, plutôt que l’équilibre d’un Bordeaux tel que je me l’imagine. La sensation de puissance contrôlée et d'énergie est encore bluffante et le vin se laisse boire à grandes gorgées, pour le plaisir intense qu'il procure.
Une toute grande bouteille !
 
 
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Dolcetto d’Alba : Poderi Marcarini « Boschi di Berri » 2010
 
marcarini_boschi_di_berri_dolcettoLe dolcetto est un peu le « parent pauvre » des cépages du piémont. Souvent mésestimé, parfois délaissé au profit des grandes cuvées de nebbiolo voir même de Barbera, peu de domaines ou de vignerons osent l’aborder avec la vision d’un grand vin. Il en ressort des cuvées basiques, souvent inintéressantes et parfois même médiocres. Heureusement, il n’en est pas toujours ainsi, et pour certains domaines, tel l’Azienda Marcarini, le dolcetto est cultivé et vinifié avec la même attention que l’ensemble de la gamme. Mais il faut surtout préciser que celui-ci à la particularité d’être issu de vignes préphylloxériques (âgées de plus de 150 ans) et donc franc de pied. Il est donc assez logique qu’un tel patrimoine soit l’objet de toutes les attentions. Et voilà le résultat :
La robe est rubis intense, d’une grande brillance. Le premier nez est légèrement fermé, un peu réduit, avec des notes fumées et de cassis. Délicatement, à la manière d’un grand vin, il va reprendre vie dans le verre, distillant avec gourmandise des notes reglissées, finement poivrées et surtout de fruits rouges intenses et de noyau de cerise. La bouche marie à la fois la gourmandise fruitée et « facile » d’un bon dolcetto, mais également la tenue et la profondeur d’un vin bien plus sérieux. Les tanins sont fins, particulièrement sapides et confèrent à la matière droiture et suavité. Belle et fraiche finale, longue, fruitée et nette.
Certes, il n’a pas la structure d’un nebbiolo, mais son élégance, son charme, sa pureté constituent à eux seuls les conditions permettant d’en apprécier sa très belle qualité.
 
 


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Le 17/08/2017 à 19h37
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