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Barolo et Barbaresco, cœur des Langhe...
 
   
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« C’est par vastes étendues uniformes que procède la culture ; il n’y a ni arbustes ni haies qui rompent ou dispersent le regard ; et quand le paysage se déplace en sens inverse de la marche rapide, les rangées de vignes s’émeuvent jusqu’à l’extrême horizon ; elles tournent comme les rayons de feuillage d’une énorme roue du chariot de Bacchus. Les groupes d’arbres qui accentuent çà et là le paysage semblent des fragments d’une forêt monumentale ; et quand la plaine se relève, c’est en coteaux de hauteur médiocre, mais dont la ligne de faîte a une austérité et beauté géométriques. Ce n’est pas le piédestal capricieux d’un satyre dansant et agitant des grappes ; mais le socle vigoureux de je ne sais quel dieu ardent et concentré qui absorbe et transforme en sa pensée la chaleur des choses, et qui soumet à un haut idéal les forces effervescentes de la nature et de l’homme »…
 
Ce texte a été écrit par Jean Jaurès, il y a un peu plus d’un siècle, pour évoquer la beauté des vignobles du Languedoc. Si ces derniers ont bien changé depuis, il est frappant de constater à quel point on pourrait aujourd’hui calquer ces mots sur les paysages du Piémont. A un détail près toutefois : ici, lorsque l’on quitte la plaine d’Alba et la vallée du Tanaro, en direction des vignobles de Barolo ou de Barbaresco, les coteaux se relèvent alors en hauteur remarquable ; les lignes de crêtes ondulent et cisèlent le paysage à perte de vue ; et, lorsque le soleil décline en fin de journée, les jeux d’ombres et de lumières qui s’y forment magnifient leur culture et offrent alors des perspectives encore plus saillantes. Elles appellent au silence, à l’admiration. Elles transfigurent, en quelque sorte, ce que l’homme peut parfois, par sa volonté, rendre d’une beauté encore plus saisissante que ce que la nature elle-même ne pourrait produire. Venir ici une fois, visiter les villages, rencontrer les vignerons, arpenter les vignes ou les crus aux noms prestigieux, c’est être indélébilement marqué par « l’esprit piémontais ». A l’occasion d’un voyage sur place (et malgré des conditions météos pas toujours favorables), nous avons voulu rapporter quelques photos de notre séjour (complétés par quelques-unes plus anciennes), en attendant peut-être, d’écrire un jour un article plus complet sur la région. Voici un petit aperçu en images des fabuleux trésors que les Langhe ont à offrir. (NB: le temps de chargement de la page peut être un peu plus long qu'à la normale).

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Les villages : de briques mais pas de broc…
 
Barolo et Barbaresco, mais aussi La Morra, Monforte d’Alba, Serralunga d’Alba, Castiglione Falletto, Treiso, Neive et bien d’autres, ces villages tissent les liens entre les différents crus, terroirs et lieux-dits. Passer de l’un à l’autre, c’est l’assurance de découvrir et d’admirer, derrière une colline ou au détour d’un virage, une région viticole au charme enivrant. Mais ils constituent eux aussi et à part entière, une étape incontournable ; on est alors émerveillé par l’architecture des bâtiments, les couleurs vives des façades, les ruelles pavées et fleuries, les maisons « chiches » et bourgeoises aux briques rouges caractéristiques. Mais devant l’impeccable tenue des lieux, n’oublions pas que la région a souffert, pendant de longues années, d’un commerce de vin morose et délaissé : les vins des Langhe étaient bien loin d’avoir la cote qu’on leur connait maintenant. Juste retour des choses, derrière cette richesse apparente, on ressent encore beaucoup de modestie, et peut-être même de prudence, de la part de ceux qui y vivent.

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Barbaresco : Une très belle et grande propriété bourgeoise, toute en briques, située au cœur du village.
Observez le nombre de cheminées !
 
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Barbaresco : Juste en face de ce cadran solaire, à l’entrée de la rue piétonne, se trouve l’œnothèque du village, située dans une ancienne église où il est possible de déguster et acheter la production de domaines présentés.
 
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Barbaresco : L’église San Giovanni Battista avec son clocher. Sur la droite, un petit bout de la Torre del Brico, la « tour de Briques ».

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Treiso : la façade en brique rouge de son église, sur la place principale. A quelques mètres dans la rue qui part à droite, le mythique Ciau del Tornavento, un (grand) restaurant pour les fous de Piémont…

 
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Barolo : et son château. Il renferme en son sein un musée sur l’histoire de la vigne et du vin depuis les origines jusqu’à nos jours. Un parcours étonnant sur quatre étages, moderne, ludique, parfois décalé et qui ravira les jeunes enfants !
 
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Barolo : vue plongeante depuis le château sur l’église San Donato et son clocher.
 
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Et voici l’œuvre qui orne sa façade.
 
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Barolo : L’Azienda Agricola Brezza, une superbe propriété « traditionaliste ».

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La Morra : façade colorée, tuiles rouges, cheminée en briques du pays et vue sur le vignoble. Finalement, on tient là l’une des images les plus « classiques » de la région.
 
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La Morra : le clocher du village sur la place principale. C’est depuis cette place que l’on a l’une des plus belles vue sur le vignoble (cf. la première photo de l’article). Un conseil : pour vous rendre à la Morra depuis Alba, suivez Roddi (direction Bra) en contournant Verduno par le nord-ouest, puis remontez vers le village par l’ouest. Vous croiserez alors de nombreux champs de noisetiers qui constituent l’autre culture principale du Piémont.

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Serralunga d’Alba : le mauvais temps du jour donne à son château un aspect encore plus ténébreux et mystérieux. Petite information pratique, le château n’est visitable que pendant un mois, entre mi octobre et mi novembre. Renseignez-vous avant !
 
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Serralunga d’Alba : malgré un ciel toujours bouché, la perspective des toitures en enfilade demeure du plus bel effet.
 
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Serralunga d’Alba : un jour plus clément offre un point de vue sur l’église du village.

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Et dans le vignoble : la petite chapelle San Teobaldo sur la via Rabajà dans le vignoble de Barbaresco.
 
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Les vignes : culture et tenue…
 
Avec des ceps à perte de vue, il n’échappera à personne que la vigne constitue la principale culture des Langhe. Dans certains secteurs, chaque petit lopin de terre est exploité, ne laissant de la place que pour du bâti ou quelques champs de noisetiers. On remarque surtout que le vignoble est en pleine expansion : les nouvelles plantations sont très nombreuses et les parcelles de vignes vieillissantes ou abandonnées sont extrêmement rares (nous n’en avons pas vues !). Ici, la réglementation s’apparente à celle de la Bourgogne : à l’échelle régionale, il est possible de faire du « Langhe nebbiolo », puis, sur les zones délimitées, de déclarer du « Barolo » ou « Barbaresco » et d’y accoler éventuellement le nom d’un cru lorsque l’intégralité de la cuvée est réalisée sur ce terroir. Si le nebbiolo constitue le cépage principal de la région (notamment sur les zones de cru), il existe bien d’autres cépages également cultivés. Les deux plus connus sont évidement le dolcetto et la barbera, qui constituent souvent les « entrées de gamme » des domaines, mais on trouve également du moscato, du pelaverga, du brachetto, etc.
 
Le principal point noir de la région est essentiellement lié à la composition de ses sols. D’origine argilo-calcaire à tendance marneuse, ces derniers sont fins, très tendres (dû à la forte proportion d’argile, sables et limons) et totalement dépourvu de roche solide. C’est cette composition qui a certainement permis de façonner ce paysage de monts et de vallons sous l’effet de l’érosion, alors que les formations sont assez récentes (miocène) ; mais c’est aussi celle-ci qui poursuit son œuvre aujourd’hui et qu’il faut donc « maitriser ». Comme il n’y a pas de murets ou de terrasses pour soutenir les sols, c’est surtout l’enherbement qui permet de limiter les effets de ravinement. Mais cette solution est aussi un problème car l’herbe est un concurrent direct de la vigne, que ce soit en terme de stress hydrique ou de carence en matières azotées. De plus, elle peut aussi favoriser le développement de maladies. La solution la plus souvent pratiquée consiste donc à ne désherber que le rang ; mais c’est essentiellement au désherbant chimique que sont réalisés ces travaux, à tel point qu’il est bien rare de rencontrer des parcelles qui n’en font pas les frais. On peut le regretter, le condamner, mais on doit surtout envisager la problématique avec un certain discernement. Evidement que d’autres solutions existent, mais elles impliquent fatalement un certain nombre de coûts supplémentaires et de travaux fastidieux que nombre de domaines ne veulent ou ne peuvent supporter.

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Dans le cru Asili (Barbaresco), rangs désherbés et inter-rangs enherbés, voici l’image la plus représentative du travail des sols dans le vignoble.

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En arrivant sur Castiglione Falletto, nous avons rencontré une des rares parcelles de vignes où le rang n’était pas désherbé : Bricco Boschis, le monopole de la famille Cavalotto. L’inter-rang quant à lui venait d’être fraichement tondu.

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Un éboulement dans le cru Pajorè (Barbaresco) permet de mesurer les problèmes liés à la tenue des sols. On comprend mieux que l’enherbement est quasi-indispensable pour essayer de maitriser les effets de ravinement.

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La taille en guyot représente le type pratiqué dans le vignoble, quels que soient les cépages. Elle fut pratiquée après la crise du phylloxera, lorsque le vignoble fut intégralement replanté.
 
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Un peu plus tôt dans la saison (août 2011), les grappes de nebbiolo en cours de maturation dans le cru Martinenga de Barbaresco.

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Une des petites routes qui mènent à Castiglione Falletto permet de voir quelques affleurements et la nature sédimentaire des sols qui peuvent se déliter en « millefeuille » par endroit.

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Un champ de noisetiers sous la brume. C’est en 1949 qu’un pâtissier d’Alba, Pietro Ferrero, a l’idée d’utiliser de la noisette (alors abondante dans la région) pour élaborer une sorte de pâte crémeuse au chocolat, en complément de la fève de cacao devenue rare et chère. La désormais célèbre pâte à tartiner « Nutella » venait de naitre…
  
  
Forme des paysages…
 
Un petit tour du vignoble en images pour finir, sans commentaire, simplement pour en apprécier les formes et les paysages.
 
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Le 25/09/2017 à 10h07
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