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Côte-Rôtie vs Hermitage
 
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Côte Rôtie : La Côte Rôtie est la plus septentrionale des appellations du Rhône. Situé entre Condrieu et Ampuis, sa surface plantée atteint aujourd’hui près de 210 hectares. On y distingue deux secteurs, séparés par un ruisseau et qualifié à tort de Côte Blonde au Sud et de Côte Brune au Nord.
Hermitage : La colline de l’Hermitage, exposée plein sud est située sur la commune de Tain l’Hermitage. Sa surface plantée représente 136 ha actuellement. La partie Ouest, très granitique est plus propice à l’élaboration des vins rouges, tandis que la partie Est, plus sableuse et argileuse, se prête plus à l’élaboration des blancs.
 
Conditions: Dégustation Epicuvin au restaurant le Mazerand. Les vins ont été servis à l’aveugle, en bouteille neutre préparée une heure avant environ. L’ordre des vins a été défini par tirage au sort. La dégustation se compose de 4 Côte-Rôtie et de 4 Hermitage sur 4 millésimes et d’un pirate.
 

Côte-Rôtie : MAISON DELAS FRERE « Seigneur de Maugiron » 1999  
Robe grenat avec de légers reflets orangés et un peu de dépôt en suspension. Le nez est moyennement complexe, très stylé Côte Rôtie, avec des arômes de poivré, de fruits noirs confiturés et de myrtille. La bouche est ample, avec du volume, des tanins fins, intégrés et évolués. L’ensemble est rond, avec un joli fruit. Bonne longueur en finale, avec une belle fraîcheur, de la finesse, de l’élégance et quelques notes chocolatées. Très classique, mais bien appréciable. 16/20
 
Hermitage : MICHEL CHAPOUTIER « Monier de la Sizeranne » 1991  
Grand millésime des Cotes du Rhône Nord, ce 1991 dévoile une robe grenat burlat avec quelques reflets marron. Belle intensité aromatique au nez, où l’on retrouve des notes animales, de léger viandé, puis évoluant vers un style plus végétal de noyau de cerise, de groseille et de floral. Si la bouche est bien construite autour de tanins fins, frais et parfaitement intégrés, la matière semble manquer de volume et d’intensité. La finale se marque d’une légère amertume, avec une longueur assez moyenne, presque étriquée. Un vin vieillissant. 14/20
 
Côte Rôtie : DOMAINE CLUSEL ROCH 1991
2ème 1991 de la dégustation, celui-ci reste encore très jeune. La robe est pourpre foncée avec des reflets brillants. Belle intensité aromatique, même si la trame reste assez classique. On y découvre du café frais, de la viande grillée et fumée, des épices, du cassis et quelques notes boisées. L’attaque est franche et ronde. Le vin est complet et équilibré autour d’une belle sève enrobée d’une superbe fraîcheur. L’ensemble reste droit et pur, avec une longue finale, aromatique et complexe. Un vin complet, noble et abouti qui déroule tout seul. 18/20
 
Côte du Vivarais : DOMAINE GALLETY 1999  
Le pirate de la dégustation nous emmène dans le Vivarais. Il s’agit de la cuvée « tradition » du domaine. La robe évoluée présente des reflets tuilés orangés. Le nez semble lui aussi bien évolué avec ses arômes de vieux cuir, de chocolat amer, de fumé et de réduction. La bouche est nettement cacaotée, avec des tanins enrobés et souples. La finale est asséchante et présente des notes médicamenteuses. La surprise n’a pas eu lieu pour se vin vendu 7€. 12/20
 
Côte-Rôtie : DOMAINE GANGLOFF « La Sereine noir » 2000
La robe est grenat trouble, impénétrable. Le nez est intense mais marqué par une trame assez boisée de café, de grillé, de torréfié, de viande rôtie, et d’épices douces. L’attaque est franche, avec un gros volume, de la matière, de la puissance et du grillé. Les tanins sont marqués par de la mâche et de la densité. La finale laisse la même sensation : un vin très (trop) travaillé, long, massif et avec des notes fumées. Voilà une grosse cylindrée, très puissante, mais qui manque vraiment de fruit. Un peu de finesse dans ce monde de brute, que diable !!! Une petite déception pour moi, mais ce vin a divisé l’assemblée. 15/20
 
Hermitage : TARDIEU LAURENT 2001
Robe noir profond. Le nez reste, dans un premier temps, assez discret et peu précis dans sa définition aromatique. A l’aération on y décèle des parfums reglissés, de fruits noirs, de caramel et de confituré. En bouche, le vin est plus franc et net. La matière est enrobée et le toucher de bouche se fait élégant avec un grain fin et précis. Très bonne longueur, avec de la fraîcheur, une puissance présente et maîtrisée et des notes toastées grillées. C’est du costaud, mais ça supportera une longue garde. 18/20
 
Hermitage : PAUL JABOULET ÂINE « La Chapelle » 2000
Robe grenat cerise brillante impeccable. Nez intense qui s’ouvre sur un registre chocolaté, de noisette grillée, puis évolue sur la cerise confite, les fruits rouges et le poivre blanc. Superbe toucher de bouche ! Tout en harmonie, en finesse, en raffinement, en élégance, en dentelle, en longueur, en précision, en fraîcheur, en volume… pffff, j’ai plus de place sur ma feuille de note. Finale longue, fine, réglissée et racée. La chapelle est au sommet ! 19/20
 
Hermitage : DOMAINE JEAN LOUIS CHAVE 1999
La robe est grenat pourpre profond. Le nez a du mal à se dévoiler complètement et il faut insister pour découvrir dans un style assez sudiste des notes de fruits noirs, d’olives noires et de mentholé. La bouche est elle aussi peu aromatique, mais elle développe un superbe toucher avec des tanins assez puissants et bien marqués. L’ensemble est composé d’une grande acidité qui porte le vin vers un finale très franche. Ce vin garde beaucoup de retenu mais le potentiel sur le long terme se lit comme dans un livre. 17.5/20
 
Côte Rôtie : CHATEAU D’AMPUIS 2001
Robe pourpre intense. Le 1er nez m’évoque un coté végétal avec des notes de bourgeons de cassis, puis le vin évolue sur des aromes primaires, lactés, de fruits rouges, de framboises, de zan et de café crème. L’ensemble est d’une belle complexité. En bouche, le vin se fait gras, puissant, volumineux, mais avec une remarquable finesse tannique supportée par une subtile acidité qui confère au vin un généreux équilibre. Finale longue intense et puissante. Ce vin n’a pas pris une ride. Lui aussi, il ira loin. 18.5/20
 

Classement des vins : Quatre vins cités par dégustateur (nombre de participant : 17, nombre de point maxi : 68pts)
 
1. Jaboulet 2000 (Hermitage) 45pts
2. Clusel Roch 1991 (Côte Rôtie) 29 pts
3. Chave 1999 (Hermitage) 22 pts
4. Gangloff 2000 (Côte Rôtie) 19pts
5. Tardieu Laurent 2001(Hermitage) 18 pts
6. Delas 1999 (Côte Rôtie) 18 pts
7. Guigal 2001 (Côte Rôtie) 13 pts
8. Chapoutier 1991 (Hermitage) 6 pts
9. Gallety 1999 0 pts

J’ai beaucoup apprécié le Guigal même s’il est loin d’avoir l’unanimité. Il faut reconnaitre à ce vin, un élevage certes dominant, mais remarquablement intégré et complémentaire à l’expression du vin, contrairement, dans cette dégustation, au domaine de Gangloff qui me laisse un peu sur ma faim. Superbe Hermitage de Jaboulet, pourtant décrié pour son manque de régularité dans les années 2000. Jolie percée de la côte Rôtie de Clusel Roch dans ce millésime attendu qu’est 1991. En tous cas une bien belle dégustation avec une petite domination ici des vins issus de la colline de l’Hermitage. Mais bon, inutile de préciser que ce classement est totalement arbitraire et n’a de valeur que pour cette soirée.
Le repas (pavé de bœuf et ratatouille) fût accompagné par un Gangloff « La Barbarine » 1999 en Côte Rôtie et un Domaine des Remiziéres « Cuvée Emile » 2001 en Hermitage.
 

Pour aller plus loin:
 
 

Le 17/08/2017 à 21h22
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