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Dégustation des vins de l'AOC Pomerol:
 
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Avec environ 800 hectares, l’Aoc Pomerol est l’une des plus petites appellations Girondines. Elle est située sur la rive droite de la Dordogne, coincée entre Libourne et Lalande de Pomerol. Son terroir est né du travail d’une rivière, l’Isle. Elle à commencé à démanteler la table calcaire pour y déposer en désordres des nappes de cailloux. Le résultat est un enchevêtrement complexe de graves et cailloux roulés sur des sols argilo-sablonneux. L’encépagement est dominé par le Merlot et complété par du Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon. L’appellation compte environ 150 producteurs.
 
Condition : Dégustation Epicuvin. Les 6 premiers vins ont été servis à l’aveugle. Les trois vieux millésimes et le Petrus ont été servis étiquette découverte. Verre spiegelau expert. Bonne condition personnelle et temps anticyclonique.
 
Pomerol : ESPRIT DE CLOCHER 2005
Second vin du Clos du Clocher. Robe rubis foncée limpide. Nez discret marqué par du fruit rouge, du sureau et de notes résineuses. Attaque sèche avec une pointe végétale. Bonne intensité, bouche souple et volume moyen. Trame tannique ferme. Longueur moyenne, vin à l’expression simple, peut être dans une phase austère. 12,5/20
 
Pomerol : CHATEAU LA POINTE 2003 
Robe grenat, relativement soutenue. Le nez présente des parfums grillés, de graphite, d’eucalyptus et de tabac. Attaque ample. La bouche présente un certain volume, avec des tanins ronds, doux et soyeux. L’élevage se fait présent mais bien enrobé. Bonne persistance aromatique en finale, sur des notes mûres et torréfiées. 14/20
 
Pomerol : CHATEAU ROUGET 2002 
Robe grenat pourpre d’intensité moyenne et légèrement trouble. Le nez s’ouvre sur des aromes chocolatés, de cacao, de fruits noirs et de noisette complétés par des notes empyreumatiques. Attaque franche et fraiche. La bouche présente de l’ampleur, une belle acidité ciselée et des tanins veloutés. Belle douceur aromatique qui le rend flatteur. Finale plus chaleureuse et un peu boisée. Belle expression, le vin est ouvert. 15,5/20
 
Pomerol : CHATEAU NENIN 2001 
Robe pourpre sombre, belle brillance. Le nez assez particulier s’ouvre sur des notes amyliques, puis évolue sur les fruits rouges, la réglisse, l’anis et le vanillé. Trame complexe, évoluant sur des fragrances florales. L’attaque est douce et nette. La matière est ronde, fine, bien équilibrée par des tanins soyeux et frais. Le vin est profond, bien structuré et acidulé, ce qui lui confère une certaine gourmandise. Bonne longueur. Très plaisant. 16,5/20
 
Pomerol : CHATEAU LA CROIX DU CASSE 1999 
Robe grenat, disque orangé. Le nez dévoile des aromes d’épices, de café, une pointe de truffe et d’herbacé. Il évoluera vers des notes de fruits rouges. Attaque douce et souple. En bouche, les tanins sont fins, équilibrés et suaves. Bonne longueur dans une finale fondue et finement grillée. Sans grande profondeur, ce vin a bien évolué et demeure aujourd’hui très agréable. 15/20
 
Pomerol : CHATEAU LA CONSEILLANTE 1999 
Robe grenat trouble avec beaucoup de dépôt. Le nez s’ouvre sur du cuir, du musc et des notes végétales de cèdre et bois de crayon. Si l’attaque parait large, la matière en bouche est très souple et laisse des tanins secs et durs. Courte finale, peu agréable. Problème de bouteille ? 12/20
 
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Pomerol : CHATEAU BEAUREGARD 1986 
Robe tuilée claire avec des reflets caramel. Nez poivré, fumé évoluant sur l’herbe sèche et la feuille de tabac. Attaque nette et fine. La bouche est légère, les tanins sont très évolués et la matière en demi-corps Bonne longueur sur des notes poivrées. Si l’ensemble présente encore une certaine tenue, la structure parait fragile, il faudra penser à le boire. 14/20
 
Pomerol : CHATEAU L’EGLISE CLINET 1971
Robe tuilée encore brillante. Le nez est nettement sur l’oxydation, avec des fruits secs, de la noisette grillée, du café et des figues sèches. La bouche suit le même registre et parait assez fatiguée. L’attaque est aqueuse et fluide et les tanins sont légers et plutôt secs en fin de bouche. Finale chaleureuse et molle sur les fruits à l’alcool. Fatigué.
 
Pomerol : CHATEAU CLINET 1970 
Robe brique trouble. Un des pires nez de vin que j’ai eu à sentir avec des senteurs de station d’épuration, fosse septique, basse cour, porcherie... bref, je sais pas comment j’ai réussi à gouter. La bouche est en soin palliative. Prions le dieu Bacchus pour abréger ses souffrances au plus vite ! Paix à son âme.
 
Pomerol : CHATEAU PETRUS 1997 
Robe rubis brillante. Le nez est élégant mais peu ouvert, tout en retenu. Il dévoile des aromes de poivres, de menthol et de chocolat, puis évolue vers la réglisse et le pain grillé. Attaque ample et précise. Belle construction en bouche, avec un vin complet, volumineux et bien structuré. Les tanins sont fins et puissants et enrobent la matière avec beaucoup d’équilibre. Toute l’intensité du cru se révèle dans une longue finale aromatique, ample et mentholée, dépassant largement les 12 caudalies. Malgré le millésime, il domine nettement toute la série. 18/20
 
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Le repas fut accompagné de trois Pomerol :

Pomerol : CHATEAU BEAUREGARD 2003 : Joli 2003 typé par son fruit mur et chaleureux. La bouche est ample, assez opulente, avec des tanins fermes et volumineux. L’ensemble reste globalement équilibré sur une grande densité. Beau vin. 15/20
 
Pomerol : CHATEAU FLEUR-GAZIN 2001 : Une jolie découverte que ce Fleur Gazin au nez fin et doux, sur les fruits noirs, le cassis et la menthe. Belle matière, fine, équilibrée et profonde. Très beau toucher de bouche d’une noble construction. 16/20
 
Pomerol : CHATEAU CLINET 1998 : Nez compoté, cacaoté, de fruits à l’alcool…! Bouche concentrée, ultra mûre, généreuse, avec des tanins sucrailleux. Assez surprenant, on se croirait en Languedoc (mais pas forcement réussi) 13,5/20
 
 
Conclusion : pas de doute, Petrus est un grand vin et son toucher de bouche dévoile toute la race et la grandeur de ce cru. C’est un plaisir d’avoir pu toucher du doigt ce vin devenu complètement inaccessible. Pour le reste, je dois avouer que la dégustation reste empreinte d’une certaine déception. Les vins sont bons, bien fait, sans défauts apparents, on reconnait facilement leurs qualités mais il manque tous, à mon gout, de personnalité. Les vins s’enchainent dans cette série et j’ai toujours l’impression de boire la même chose. Un peu moins de ceci, un peu plus de cela, mais pas de surprise, pas d’émotion,  pas de génie, pas d’excentrisme, peu de caractère… bref, ennuyeux.
Très sincèrement, cette vision est purement personnelle et je ne la partage pas forcement avec d’autres. Je ne suis actuellement pas dans une période « Bordelaise », je le reconnais aisément. Je m’attendais tout de même à mieux, mais peut être que psychologiquement, je n’étais pas ouvert à cette dégustation, d’où ma relative déception. De ce fait, sur la base de mes commentaires, chacun tirera les conclusions qu’il souhaite.
 
 
Par Nicolas Bon
 

Le 17/08/2017 à 21h25
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